| Mot du Président |
| Wolfgang Mackiewicz Freie Universität Berlin, DE |
Une fois de plus je dois commencer par m'excuser auprès de tous nos membres pour le retard dans la publication de ce bulletin. Ce retard est imputable en grande partie au fait que ceux qui occupent des fonctions officielles au sein du CEL/ELC sont également très impliqués dans d'autres activités très prenantes liées aux objectifs du CEL/ELC. Ce sont d'ailleurs surtout ces activités que je voudrais évoquer aujourd'hui.
Projets européens coordonnés par la Freie Universität Berlin
Depuis la fin de l'an dernier, nous coordonnons ici à Berlin deux projets européens importants : le Projet DIALANG (Phase 2), qui vise à concevoir et à mettre en ligne sur Internet des tests d'auto-évaluation et de bilan dans 14 langues, et l'exploitation et la diffusion des résultats du Projet de Réseau Thématique dans le Domaine des Langues 1 (1996-1999).
De nombreuses informations sont disponibles sur ces deux projets sur leurs sites web respectifs, accessibles par le site du CEL/ELC. Je voudrais ici insister sur la complexité de ces projets. En ce qui concerne DIALANG, la constitution du consortium de la Phase 2, le soutien apporté au programme pilote, la prospective commerciale pour le système en cours de développement, et la préparation du dossier de demande pour la poursuite du projet ont pris un temps considérable. La diffusion des résultats du Réseau Thématique dans le domaine des langues a impliqué des tâches telles que l'intégration de nouveaux partenaires d'Europe centrale et orientale, l'introduction et la présentation d'une nouvelle approche - la synthèse des résultats du projet sous des chapeaux qui soient politiquement significatifs - et la préparation de la conférence de Bruxelles et d'un document important (voir rapport qui suit) ont nécessité une attention considérable. En même temps, je suis heureux que les deux projets aient suscité un intérêt considérable partout en Europe, donnant par là même une visibilité accrue au CEL/ELC.
La préparation de la demande de subvention pour un nouveau projet de Réseau thématique dans le domaine des langues (PRT2), représente également une entreprise importante, surtout du fait nous devons trouver un nombre important de nouveaux partenaires - pas seulement dans les PECO, mais aussi au sein de l'Union européenne et de l'Espace économique européen. Le PRT2, pour lequel nous espérons recevoir le feu vert dans les jours qui viennent, compte 102 partenaires dans tous les pays participants. Il est structuré en trois sous projets : Innovation des cursus, Nouveaux environnements pour l'apprentissage : l'Espace européen de l'apprentissage, et l'Assurance qualité dans les études de langue. Chaque sous projet a son propre Comité Scientifique, dont les membres appartiennent à un éventail de pays européens. La première année sera essentiellement consacrée à la préparation de rapports nationaux sur les trois thèmes, selon un canevas commun rédigé par nos soins en ce moment même ici à Berlin, et à des recommandations initiales. Le projet sera officiellement lancé lors de réunions des Comités Scientifiques et du Comité de Coordination à la Freie Universität Berlin, les 17 et 18 Novembre 2000. Nous nous efforcerons de diffuser les résultats intérimaires au cours de la première année, et je souhaite inviter toutes les institutions membres qui ne sont pas encore impliquées dans le nouveau PRT à se présenter et à exprimer leur intérêt. Notre voeu le plus cher est d'inclure le plus grand nombre d'institutions possible.
Le 2 octobre 2000, j'ai soumis, au nom de la Freie Universität Berlin, une demande de soutien pour la préparation et l'organisation d'une conférence importante au niveau communautaire, dans le cadre des activités prévues pour l'Année Européenne des Langues, en 2001. Le CEL/ELC est partenaire de ce projet. Notre idée est de faire de la troisième conférence CEL/ELC qui doit se tenir à la Freie Universität Berlin du 28 au 30 juin 2001, une grande manifestation de sensibilisation. Nous souhaitons rendre les universités plus sensibles à l'importance de la diversité linguistique et culturelle en Europe et à leurs responsabilités dans la formation des étudiants à la notion de citoyenneté européenne et dans la préparation des diplômés au marché du travail européen par le biais d'une promotion ciblée de compétences multilingues et interculturelles. A cette fin, nous inviterons un nombre important de présidents d'universités et de facultés à la conférence. Dans le cadre du projet de diffusion, le PRT2 et le projet 2001, Année europénne des langues, nous coopérons avec plusieurs organisations européennes importantes : l'ACA (Association de Coopération Académique), le CRE (Association des Universités Européennes), l'EAIE (L'Association Européenne pour l'Education Internationale), et l'UNICA (Réseau des Universités des Capitales d'Europe).
Piet Van de Craen (Vrije Universiteit Brussel, BE), membre du Comité Exécutif du CEL/ELC et secrétaire du CEL/ELC, a été occupé pendant des semaines l'an dernier et au cours de la première partie de cette année par la préparation de deux demandes de subventions : l'une pour le développement commun d'un Programme universitaire de niveau avancé d'enseignement multilingue (ALPME), coordonné par la Universitat Pompeu Fabra (ES), et l'autre pour un important projet de recherche sur l'enseignement multilingue (MULTCHAL), qui aura lieu dans le cadre du 5ème Programme cadre et coordonné par la Vrije Universiteit Brussel (BE). J'aimerais également saisir l'occasion pour remercier Piet de sa contribution à la préparation et à l'organisation de la conférence de Bruxelles.
Activités CEL/ELC en dehors des projets européens
En décembre l'an dernier, la Freie Universität Berlin et le CEL/ELC ont organisé conjointement un atelier sur L'apprentissage indépendant des langues. Sept experts venus de toute l'Europe, dont cinq venaient d'institutions membres du CEL/ELC, ont présenté des exemples de bonne pratique. Les conclusions de l'atelier ont été intégrées dans le dossier de candidature du PRT2 et ont été incorporées à l'un des chapitres du document final du Projet de dissémination des résultats du PRT1.
En mars de cette année, la première réunion de la task force sur la Politique européenne des langues, convoquée par le comité exécutif du CEL/ELC, a eu lieu à l'Université de Lausanne (CH). La Task Force, présidée par Anne-Claude Berthoud de cette même Université, prépare un rapport cadre sur l'enseignement supérieur et la politique européenne des langues. L'avant projet sera présenté à la discussion lors d'un atelier qui se tiendra à la Freie Universität Berlin les 15 et 16 décembre 2000.
Le projet CEL/ELC de pilotage du Portfolio européen des langues dans le secteur de l'enseignement supérieur en Europe, coordonné par Brigitte Forster Vosicki (Université de Lausanne, CH), s'est terminé avec succès en juillet de cette année. Le rapport final préparé par Brigitte peut désormais être consulté sur le site web CEL/ELC.
Coopération avec les institutions et organisations européennes
Outre la coopération aux projets mentionnés ci-dessus, des collègues des institutions membres du CEL/ELC ont été invités par des institutions européennes à agir en qualité d'experts dans des contextes divers. A l'invitation du Conseil de l'Europe, Brigitte Forster Vosicki (Université de Lausanne, CH) a participé à un certain nombre de réunions transnationales sur le pilotage du Portfolio européen des langues (PEL). J'ai été moi-même invité par le Conseil de l'Europe à me joindre en qualité d'expert au Comité Européen chargé de valider les propositions relatives au Portfolio soumises par diverses institutions et organisations.
La Direction générale à l'Education et la Culture de la Commission europénne m'a invité à me joindre à un groupe d'experts convoqué en réponse à une initiative importante prise par le gouvernement français pour la promotion de la mobilité des jeunes, des enseignants et des formateurs.
Thomas Fraser (Université Charles-de-Gaulle - Lille III), membre du Comité Exécutif et trésorier du CEL/ELC, a été invité à présenter l'allocution de clôture de la conférence annuelle d'une de nos organisations membres, la Panhellenic Federation of Foreign Language School Owners (PALSO), à Athènes en août dernier.
Réunions du Comité Exécutif et du Conseil
Suite aux élections qui ont eu lieu lors de la 2e conférence CEL/ELC, le Comité exécutif a tenu trois réunions consacrées à l'évaluation de la conférence, à la préparation de la 3e conférence, à la formation et aux attributions de la task force sur la politique européenne des langues, à l'avenir du bulletin et à une politique d'information, y compris une campagne pour attirer de nouveaux membres. Le Comité Exécutif a convenu en particulier que l'objectif du bulletin doit être affiné. Nous allons désormais insister davantage sur la coopération européenne, et les membres seront invités à rédiger des rapports concernant les résultats et les retombées des projets européens qu'ils ont entrepris. Le Conseil s'est réuni à l'Université de Lausanne (CH) en juin et s'est entretenu de ces points ainsi que d'autres d'ordre plus général. Le Conseil a reconnu que le CEL/ELC doit devenir encore plus visible qu'il ne l'a été au cours des trois dernières années. Nous devons préparer et publier des rapports d'activité annuels et nous devons préparer un document qui définisse nos politiques et activités pour les quelques années à venir.
Le Comité Exécutif se réunira à nouveau à Berlin immédiatement après l'atelier de décembre et le Comité et le Conseil se réuniront à Århus en février 2001.
Le secrétariat du Conseil européen pour les langues - Freie Universität Berlin
Personne ne sera surpris d'apprendre que les projets et les activités dont je vous ai parlé ont représenté un défi important pour nous tous ici à Berlin. Nous manquons toujours de personnel pour s'occuper des affaires de l'association, ce qui explique, par exemple pourquoi la diffusion de nos résultats reste l'un de nos principaux points faibles. Et pourtant, nous n'atteindrons une stabilité financière que si nous attirons de nouveaux membres. Mon voeu le plus cher est que la conférence que nous organiserons pour l'Année européenne des langues soit l'occasion de progrès importants dans ce domaine.
Un certain nombre de personnes qui travaillaient avec nous à l'époque de la publication du Bulletin 5 nous ont quittés depuis. Parmi elles : Meike Hilbring. Sietze Looijenga, directeur adjoint du projet de diffusion, continue de s'occuper des activités du CEL/ELC pendant son temps libre ; un certain nombre de jeunes diplômés vacataires l'aident dans cette tâche. Gabriella Jacobsen, qui nous a quittés après la naissance de son troisième fils, va bientôt rejoindre l'équipe ; elle s'occupera spécialement des préparatifs de la 3e conférence du CEL/ELC. J'aimerais remercier ici tous les membres passés et actuels de notre équipe pour leur coopération et leur soutien. Je voudrais également remercier Angela Chambers (University of Limerick, IE), Vice-présidente et présidente du Comité éditorial, pour avoir préparé ce numéro et avoir travaillé au prochain numéro du bulletin en dépit des sérieux problèmes de santé auxquels les membres de sa famille et elle-même étaient confrontés. Des remerciements particuliers à Sofie Van den Bussche (Bruxelles), qui a consacré un temps et une énergie considérables à la préparation et à l'organisation d'un certain nombre de réunions et qui va désormais jouer un rôle important dans la production du bulletin.
Pour terminer, je voudrais adresser des remerciements particuliers à trois institutions membres : l'Université de Lausanne (CH), la Vrije Universiteit Brussel (BE) et la Freie Universität Berlin (DE). L'Université de Lausanne a généreusement accueilli deux réunions de task force et la réunion du Conseil. Plus particulièrement, elle a pris en charge toutes les dépenses encourues par la réunion du Conseil, y compris les frais de déplacement. Sans ce soutien, la réunion du Conseil aurait sérieusement entamé nos finances. La Vrije Universiteit Brussel a accueilli à plusieurs reprises des réunions du CEL/ELC et a offert repas et rafraîchissements. La Freie Universität Berlin continue de soutenir le CEL/ELC de façon importante. Pour ne donner que deux exemples : elle a financé l'atelier sur l'Apprentissage indépendant des langues en décembre dernier, et va financer l'atelier sur la Politique des langues en décembre de cette année.
J'espère de tout coeur qu'en dépit des contraintes financières auxquelles nos universités ont à faire face, d'autres institutions membres trouveront également des façons de nous apporter leur soutien. Certains signes montrent en effet que le CEL/ELC et ses projets commencent à avoir un impact au niveau institutionnel. Ce n'est pas un hasard si à la Conférence de Bruxelles en septembre, un certain nombre d'intervenants ont réclamé le développement et la mise en oeuvre de politiques langagières officielles : une suggestion qui a déjà été adoptée par un certain nombre d'institutions membres. Ces dernières années nous avons fixé notre attention sur la discussion de propositions concrètes et innovatrices en matière de politiques, de programmes et d'actions. Il est nécessaire de continuer dans cette voie. Il nous faut également convaincre les décideurs au niveau des institutions du bien fondé de nos idées. L'année européenne des langues devrait à cet égard s'avérer décisive.
Bulletin
d'information du CEL - octobre 2000
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